L'affaire EADS comporte deux volets: d'une part, une suspicion de délit d'initié de la part des hauts dirigeants d'Airbus et d'EADS lors de l'exercice de leurs stock-options en novembre 2005 et en mars 2006 avant l'annonce publique des retards de livraison du gros porteur A380 le 13 juin 2006; d'autre part, la cession, le 4 avril 2006, par DaimlerChrysler et le Groupe Lagardère de 7, 5 % du capital d'EADS chacun à des investisseurs institutionnels français comme la Caisse